La Melie

La Melie
Figures Bonifaciennes du passé

La Melie avait fêté ses cent ans




Il y a quelques années (1994) la sympathique La Mélie Orecchioni, qui tenait un commerce de vins rue Doria dans les années 1950, avait fêté ses cent ans à l'hôpital de Bonifacio où elle séjournait. A cette occasion, elle avait sablé le champagne et poussé la chansonnette en interprétant "un petit cabanon" sous les applaudissements chaleureux de l'assistance, parmi laquelle le maire de Bonifacio, M. Ati Lantieri, conseiller général.
La Mélie a toujours fait preuve d'un grand humour. A ce sujet, Jibé nous raconte une anecdote concernant les ânes..
Deux touristes parisiens un peu hilares s'adressèrent à "La Mélie "qui se tenait sur le pas de son magasin :
- Est-il vrai , madame, que Bonifacio est le pays des ânes ?
Réponse de Mélie qui avait très peu apprécie l'ironie condescendante contenue dans la question :
- Vous savez, si j'en juge par ce que je vois, des ânes, à Bonifacio, il en passe beaucoup plus qu'il en reste
Elle aurait pu ajouter:
Mais, ceux-là, ils n'ont que deux pattes !
Tête des deux touristes...

Notre photo:Le jour de la fête des cent ans de La Mélie à l'hôpital de Bonifacio.

(Photo François Canonici - La Corse-)

# Posté le lundi 04 février 2008 11:39

Nos lieux-dits

Nos lieux-dits


NOS LIEUX-DITS

Aujourd'hui : Cala-di Labra


Bonifacio compte plus de 350 lieux-dits dans le secteur du "Piale" et plus de 200 dans la ville et sa proche "banlieue". Les lieux-dits de la cité (rues, places et autres) ont été publiés, expliqués et commentés dans l'ouvrage ("Bonifacio à travers ses rues et Places " de François Canonici. Editions A Stamperia). Les lieux-dits de la "campagne" figureront en bonne place dans un autre ouvrage (du même auteur) en préparation ("Bonifacio des champs et des pierres").
En attendant nous vous proposons aujourd'hui une tentative d'explication du toponyme Cala di labra (Cadilabra, en bonifacien) dont la signification n'a pu nous être fournie, même par les plus anciens Bonifaciens.
C'est ainsi que par des recherches sur la langue bonifacienne et une observation sur les lieux, nous croyons être en mesure de donner la signification de Caladilabra ou "Cadilabra". A ce sujet, nous reproduisons ci-dessous un extrait du texte consacré aux lieux-dits, tiré du futur ouvrage concernant ce lieu-dit


Cala di Labra, Cadilabra (J 16)
: La crique, l'anse de Cala di Labra. Le sens pourrait être, après la récente découverte d'au-moins une pierre d'amarrage, comportant une profonde encoche circulaire : "Cala di a Lapora". Le terme "Lapora" est cité dans les statuts du XIV° siècle comme une construction d'amarrage, un petit môle. D'après Lamotte, Lappa peut se rapprocher du grec lépas ou du latin lapis, "pierre", qui sont des emprunts à une langue méditerranéenne pré-indo-européenne. On retrouve la racine lap (p) dans les parlers de la péninsule ibérique avec le sens de "pierre, dalle de pierre" ou même "caverne". En vue de leur provision d'eau douce (il existe une petite fontaine) les navires faisaient escale en ce lieu et s'y amarraient. Il leur fallait donc une ou plusieurs pierres d'amarrage. Est-ce par déformation linguistique, survenue au fil des siècles, que Cala di a lapora (crique, anse où il existe une ou des pierres d'amarrage) est devenu Cala di Labra, prononcée en bonifacien : Cadilabra ?

(Copie du texte interdite)

Notre photo :Au premier plan une des pierres d'amarrage qui a donné son nom à cet endroit (Photo F.C droits réservés)
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# Posté le mardi 05 février 2008 11:10

Modifié le mercredi 06 février 2008 02:38

Scènes de la Vie locale

Scènes de la Vie locale
Scènes de la vie locale

Sur le port, dans les années 1980


Que resterait-il de l'âme du port de Bonifacio si les pêcheurs n'étaient pas là ?
Rien ou pas grand chose.
Les yachts somptueux, les bateaux rutilants, c'est bien beau, on n'en disconviendra pas, mais ils sont des éléments "importés",. nécessaires, certes, pour la bonne marche des saisons touristiques mais très épisodiques tout de même.
Mais autrement valorisante, symbolique et "identitaire" est la vue d'une famille de pêcheurs, comme celle que l'on voit sur notre photo (la famille Poggi de Jean) prise dans les années 1980,
Hélas, ce genre de scène se fait de plus en plus rare sur nos quais et c'est bien dommage. Mais il reste tout de même un petit noyau de professionnels de la mer qui continuent à maintenir cette authenticité bonifacienne à laquelle nous sommes tous attachés.
Ch'ella duri ! !

Commentaire de Michel : "C'était le rituel quotidien après le retour des pêcheurs au port.
A gauche donc, ma mère, Paulette, puis ma grand-mère, Graziella, mon pauvre oncle Victor, trop tôt disparu, mes oncles François et Antoine, mon père Ange, et enfin, ma plus jeune soeur, Catherine, qui doit avoir environ 12 ans sur la photo.
Je la situe donc plus ou moins vers 1986."



(Collection archives François Canonici)

# Posté le mercredi 06 février 2008 04:34

Modifié le vendredi 29 février 2008 15:16

Scènes de la vie locale

La vie sur le port, dans les années 1980

Encore une image concernant la vie du port dans les années 1980. On y reconnaît des visages familiers même si certains d'entre eux, hélas, ne sont plus aujourd'hui...


(Collection Archives François Canonici)
Scènes de la vie locale

# Posté le mercredi 06 février 2008 04:44

Hommage à Gisé Santucci

Hommage à Gisé Santucci
FIGURES BONIFACIENNES DU PASSE

Gisè Santucci : gran marinà e pialincu (poème en langue bonifacienne)


Hommage à Gisè Santucci



Gisè ira ün gran marinà
Cunisciva u mundu sanu
Quarant'ani in'antu a u mà
Senza mai avüiu danu

Quantu n'avirà vistu
miseria e abundanzia!
Quantu n'avirà vistu
Païsi di tanta bilezza!

Ma u ciü belu è sempri staiu
Drentu u se chio pin di fideltà
Buniffaziu, u se paisi tant'amaiu
Ché n'un pureva mai smintigà.

Tzerti voti francava i Buchi
Videva surva a Roca a se cà
Alura si mitiva à ciangi
Pinsendu a i se cari tüti là.

Un giurnu, in Buniffaziu
Gisè a bütaiu a se ancura
E u marinà divinto pialincu
Cusci ira a sé vuluntà.

E tüti metin s'in andava
Cu u se asetu grisgiu
Da i canti si San Zuvà
Passendu pè Camp'rumanilu

Di quelu lioghu pin di macia
Gisè n'a faiu ün paradisu
Pin di früti di qualità
Tütu ira cantu e risu

U se ortu ben vangaiu
Ira u ciü belu di San Zuà
Tütu ben anaquaiu
Da l'egua fresca d'u canà

Suveïnti, sut'u pià d'orivi
A u frescu, cun tranquilità
Mi racuntava i se provi
Cu cusci tantu vérità.

Quandu passu da queli canti
M'arestu sempri un tantin' là
Ascortu a se grossa vusgi
Seïntu l'odù di a se pipa.

E mi vegni suveïnti a menti
Tütu cosa mi digiva
Quantu voti ro intesu di:
O passaiu üna bela vita!

Gisè Santucci si n'è andaiu
Sin'è mortu tant'ani fà
In San Franzé é adurmintaiu
Nanaiu da u rimisciu di u mà...



François CANONICI
(Bonifacio. Août 1999)

# Posté le mercredi 06 février 2008 08:46

Modifié le dimanche 17 février 2008 06:28