DU HAUT DE CES FALAISES, UN DES PLUS BEAUX PANORAMAS DU MONDE

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(Photo aérienne de Jean-François Poggi)


DU HAUT DE CES FALAISES, UN DES PLUS BEAUX PANORAMAS DU MONDE

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LES OUVRAGES DE François CANONICI SUR BONIFACIO

François Canonici a écrit de nombreux articles, documents et ouvrages sur Bonifacio, la cité millénaire, chargée d'histoire.
Quelques études ont été déposées à la Bibliothèque municipale de Bonifacio: "la religion à Bonifacio" "Histoire d'eau à Bonifacio" "Les baracun de Bonifacio" etc.
Les ouvrages parus sont les suivants :
1."Bonifacio, cité millénaire" (photos F. Rombaldi). La Marge édition. 1990 . Plus qu'un simple guide touristique il décrit les deux visages de Bonifacio, celui d'hier et d'aujourd'hui. Les photos sont de Francis Rombaldi de FR3. 40 pages .12,20 euros.
2 "San Franzé de Bonifacio". Histoire d'un quartier, de son cimetière. la mort à Bonifacio. . Cet ouvrage est un des plus attachants qui ait jamais été écrit sur Bonifacio car il traite d'un lieu où sont inhumés tous les êtres qui nous sont chers. Mais on y parle de tout, des personnages célèbres, des "figures" qui ont marqué leur temps. On prendra également connaissance de l'histoire de Bonifacio à travers tout le quartier Saint François, de ses moulins, de la forêt disparue l'antique "Boscu", des anecdotes, du rite mortuaire, des légendes ayant trait à la mort etc. Editions JPB. 1999. 206 pages.Prix 20 euros
3. "La Trinité de Bonifacio et du Grand Sud Corse". Un des sites corses de pèlerinages parmi les plus anciens: coutumes des pèlerinages, traditions, jeux, chansons, anecdotes, fêtes religieuses et profanes, l'histoire des moines antiques etc.Editions A Stamperia. 2002. 298 pages.30 euros
4.. "Bonifacio à travers ses rues et Places". Editions A Stamperia. 2004. L'histoire détaillée de Bonifacio racontée à travers ses 250 ruelles et lieux-dits urbains...Comment s'est urbanisée la ville, la Marine, les lois concernant le domaine public sous Gênes etc... 240 pages. 30 euros OUVRAGE EPUISE (IL EN RESTE ENCORE QUELQUES EXEMPLAIRES DANS LES POINTS DE VENTE HABITUELS)
5. "L'Enfant trouvé" Roman historique se déroulant à Bonifacio durant la Révolution française, se basant sur des faits réels. Au petit matin du 5 décembre 1770, une mystérieuse femme dépose dans un portail un nouveau-né enveloppé dans un vieux sac de toile, puis disparaït. Que deviendra le petit innocent ? Quel sera son destin ? Qui étaient ses parents ? Editions "A Stamperia". 2006. 356 pages. 28 euros.
6."Le Bonifacien Antoine Constantini, député extraordinaire sous la révolution française" (éditions a Stamperia Porto-Vecchio).[/size
Les lecteurs découvriront un personnage historique étonnant. Un homme qui côtoya les plus grands personnages de la révolution française (Carnot, Robespierre, Marat etc.) et qui devint maire de Bonifacio... Editions "A Stamperia" 2009.184 pages. 18 euros]


.Ces ouvrages sont en vente dans toute la Corse et bien entendu à Bonifacio (Librairies: Josiane et François Lantieri; Simoni Barthélémy ; Simoni Brigitte "U Barb'Anto"; Super-marché "Spar", "U Fanale"; Station Botti-Esso; Salon de Thé "San Bartolu" (M. Potrel rue Doria); chez Cocci-Cash... (on peut aussi se les procurer chez l'auteur, sauf N°1. Lieu-dit Parmentile. 20169 BONIFACIO
email: ange.canonici@orange.fr.


En préparation: "Bonifacio des champs et des pierres". Tout sur la campagne bonifacienne, les murs, les baracun, les fours à chaux, à briques, les anciens fouloirs à raisin, la culture de l'olivier et de la vigne, les cultures anciennes., les 400 lieux-dits de la commune répertoriés et expliqués, l'eau dans les campagnes etc.





Livraison d'ouvrages en 24 heures Corse et Continent

Le nouvel ouvrage de François Canonici "Le Bonifacien Antoine Constantini, député extraordinaire sous la révolution française" (ou d'autres ouvrages du même auteur) peut être adressé à la personne de votre choix en 24 heures (prix de l'ouvrage : 18 euros, frais d'envoi Poste : 5 euros Total: 23 euros). Le livre peut être dédicacé sur demande. Tel: 04 95 50 14 68.
E mail: ange.canonici@orange.fr Adresse: Lieu dit Parmentile 20169 Bonifacio



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ACCEDEZ RAPIDEMENT PAR LES LIENS A CERTAINS ARTICLES :

UN CONTE DE NOEL BONIFACIEN Par François CANONICI Page 106

Quelques "Airs des Bouches"
L'âne bonifacien : un souvenir
La Dame de Bonifacio
Julien Cardi, ce Bonifacien maire de Saïgon
"La "Nébuleuse" de Sant'Amanza
Du sang dans l'église Sainte Marie Majeure
L'HYMNE D'ANTAN DE LA JSB (Jeunesse Sportive de Bonifacio)
Comment c'était Bonifacio avant ? (Première partie)
Comment c'était Bonifacio avant (Deuxième partie)
Comment c'était Bonifacio avant (troisième et dernière partie)
Porc ... épique
La chronique historique de François CANONICI :
Vito SERAFINO : Un Bonifacien, officier de Napoléon

LES ARCHIVES BONIFACIENNES DES ANNEES 1930
.LE PLUS ANCIEN MONUMENT DE CORSE
Les guides pour vos vacances en corse
En 1947 : l'arrivée à Bonifacio de "N-D du Grand Retour"
Sur 109 naufrages en Corse, seuls ...10 ont eu pour cadre les "Bouches de Bonifacio"
L'Air des Bouches" (12 juillet 1993) : Le temps des "Làla"
Le Baracun de Bonifacio: ce témoin de pierre...
LES FEMMES NE DEVRONT PAS SE BAIGNER AVEC LES HOMMES !
Quand Bonifacio avait sa musique municipale
LA RUE SAINT DOMINIQUE ET...LE "CYRNOS-CINEMA"
ET IL Y EN A DES DIZAINES D'AUTRES...

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 11:40

Modifié le vendredi 04 décembre 2009 04:28

L'âne bonifacien

L'âne bonifacien
L'âne bonifacien : un souvenir


Les travailleurs des champs (les pialinchi de Bonifacio) utilisaient jadis (jusque dans les années 1950) un moyen de locomotion très pratique : l'âne. Il servait au transport des olives, des légumes, du bois etc. Il était également l'auxiliaire indispensable des porteurs d'eau qui livraient le précieux liquide dans les étages des immeubles quand l'eau ne coulait pas encore aux robinets des appartements.
Par dizaines, les ânes rentraient tous les soirs avec leurs cavaliers dans l'enceinte de la vieille ville et l'on pouvait assister à une lente et silencieuse "procession" gravissant la grimpette Saint Roch.
En 1770, les autorités françaises avaient exigé un recensement de tous les ânes de la commune. Sur 317 , seuls 4 avaient été déclarés ainsi qu'un seul cheval et un mulet sur 80 ! Leurs maîtres voulaient ainsi se soustraire au nouvel impôt qui taxait chaque animal.
L'utilité de l'âne, sa docilité (quoi qu'on en dise), sa robustesse, sa sobriété sont des qualités reconnues. Pourtant, il semble bien que l'on ait toujours exagéré ses défauts et l'âne a souvent été l'objet de dérision, de plaisanteries désobligeantes.
D'ailleurs, de nombreux proverbes et dictons le prouvent. Les hommes ont toujours été injustes envers ce brave animal. Heureusement, à Bonifacio, vers la fin du XX° siècle ,on lui a consacré une chanson (nous pouvons la fournir en langue bonifacienne avec sa traduction en langue française de même que les proverbes)

Aujourd'hui, il ne reste pratiquement plus d'ânes dans le secteur de Bonifacio. L'image de ce sympathique et attachant animal n'appartient plus qu'au passé.dont une page est définitivement tournée...Comme tant d'autres hélas ![size=14px]

LA CHANSON DE L'ANE BONIFACIEN : "HE MORTU L'ASETTU'

Voici la chanson en bonifacien "E mortu l'asetu" ainsi que sa traduction en français.
"E Mortu l'Asetu"
Cette chanson écrite au début du XX° siècle, par Sylvestre (ou Sylvain) Scamaroni, dit "Badinguet", aurait bénéficié de la participation d'autres personnes et notamment de jeunes étudiants bonifaciens de Nice. Au début du XX° siècle, une pièce de théâtre, sans doute tirée de cette chanson, fut jouée sur la scène à Bonifacio où, pour l'occasion, l'on avait fait monter un âne !

Refrain
E mortu l'asettu
Di u barba Pitrin
E mortu u firiu
Di u stécu in anta o spin
E mortu l'asetu
A tiraiu u gambin
A tiraiu u pétu
O ru poviru murigin

1

Sun, un poviru disgraziaiu
Nun so ciü comu faro
Murigin si n'è andaiu
Mai ciü n'un puro
Rimpiaza quela bestià
Di tantu qualitià
Che a mari di a Natüra
Gh'aveva püssuiu dà (au refrain)

2
Mi purtava in campagna
Tütu mundu ru sà
Sachéti e bariloti
E feri da tsapà
A sera cargu, intrava,
D'invernu commu d'està
Di ciachiri e di legni
Mi ri purtava in cà. (au refrain)

3
Mi serviva di rilioru
E di réveille-matin,
Tüti métini, a listess'ura
Mi cantava u se refrain.
Cantava a mizu giurnu
A séra pè intrà
R'amavu vi ru züru
Comu fussi un viru frà. (au refrain)

4
Quand'andavu in Sant'Amanza
Ru cargavu di mirun
Rivignivu in Bunifazziu
Ri vindivu un patacun
Aveva u se matragiu
Comu quelu di u campanun
Quandu vidéva l'asinina
Ru purtava a sbandagiun. (au refrain)

5
Aveva i se difeti
Aveva i sé vertü
Si mangiava a bascira
E stripava u Baja cü
R'ho suteraiu o pia di u figu
Interau l'atru metin
Tüti giurni ghi digu
Requiem aeterna Murigin. (au refrain)

(Traduction en langue française: Refrain: "L'âne de Barba Pitrin est mort / Il est mort l'éternel blessé de l'aiguillon sur l'échine / Il est mort le petit âne / Après une petite ruade / Il a tiré le pet, pauvre Murigin".
1. Je suis un pauvre malheureux / Je ne sais plus comment faire / Murigin s'en est allé / Jamais plus je ne pourrai / remplacer cette bête / De si grandes qualités / Que Mère Nature avait pu lui donner. (au refrain)
2. Il transportait pour moi à la campagne / Chacun peut en témoigner / Ballots et tonnelets / et les outils pour le travail champêtre / Le soir il revenait chargé / Eté comme hiver / de souches et de bûches / Qu'il charriait jusqu'à la maison. (au refrain)
3. Il faisait office d'horloge / Et de réveille-matin / Tous les matins à la même heure / Il me chantait son refrain / Il chantait à Midi / Et le soir pour rentrer / Je l'aimais, je vous le jure / Comme si c'était un véritable frère. (au refrain)
4. Lorsque j'allais à Sant'Amanza / Je le chargeais de melons / je revenais à Bonifacio/ pour les vendre un sou l'unité / Il avait un sexe / Comme le battant d'une grosse cloche / Quand il voyait l'ânesse / Il le portait à ras de terre. (au refrain)
5. Il avait ses défauts / mais aussi des qualités / Il mangeait la couverture / Et rongeait le culeron / Je l'ai enseveli au pied du figuier / Enterré hier matin / Tous les jours je lui dis / Requiem eterna Murigin. (Au refrain)




Histoire ... d'en rire

Une question ...braiment idiote comme en posent parfois les touristes :

Deux "Parisiens " un peu hilares, s'adressent à "La Mélie "qui attend le client sur le pas de son magasin :
- Est-il vrai , madame, que Bonifacio est le pays des ânes ?
Réponse de Mélie qui apprécie très peu l'ironie condescendante contenue dans la question :
- Vous savez, si j'en juge par ce que je vois, des ânes , à Bonifacio, il en passe beaucoup plus qu'il en reste !

Elle aurait pu ajouter:
Mais, ceux-là, ils n'ont que deux pattes...
]


# Posté le vendredi 18 janvier 2008 03:35

Modifié le mardi 28 juillet 2009 11:09

Quelques "Airs des Bouches"

Quelques "Airs des Bouches"
Prenons "l'Air des Bouches"


[Il y a quelques années la chronique locale du journal "la Corse" (Le Provençal) publiait chaque jour "un "billet d'humeur" de son responsable François Canonici. Nous vous proposons d'en lire ou d'en relire quelques-uns:

Elle vous tend les bras

Ces temps derniers, il faut reconnaître que les revues les plus prestigieuses parlent de la Corse avec beaucoup de pertinence. Bonifacio ( comment pourrait-il en être autrement ?) figure toujours en très bonne place et même, parfois, se taille... la part du lion.
Pourtant, dans ce concert de louanges, s'est glissé un petit grain de sable. En effet dans le commentaire d'une brochure, il est écrit "Bonifacio ne vous tend pas les bras" (c'est du moins l'impression ressentie par l'auteur) qui précise : "Dès que l'on franchit une porte en chicane, il y en a de suite une autre... on jette du verre pilé sur le trajet des pénitents pieds nus..."
L 'auteur de ces quelques lignes innocentes ignore-til donc que Bonifacio "malgré sa porte à chicane" accueille chaque année 800 000 visiteurs ? Et qu'elle est même, pour la fréquentation touristique, en tête de toutes les stations corses ?
Qu'en aurait-il été, mon Dieu, si la "cité des Falaises" "ouvrait tout grand ses bras" et supprimait ses portes à chicane?
Au fait, en parlant de portes, l'auteur, qui n'est sans doute jamais venu jusqu'ici, aurait pu se rendre compte qu'il en existe quatre (eh oui !) : la Porte de France, la Porte de Gênes, la "Porte du tunnel routier Saint Nicolas et même la ...Porticciola. Toutes ces portes sont largement ouvertes, y compris l'accès par le célèbre Escalier du Roi d'Aragon aux 187 marches taillées dans la roche qu'il pourrait également emprunter.
Et ce d'autant plus que, de nos jours, les Bonifaciens n'ont plus la fâcheuse habitude de jeter des pierres, de l'huile chaude ou du plomb fondu sur les "assaillants", ni même du verre pilé sous les pieds des pénitents de leurs cinq confréries..
Cela dit, il n'est pas dans nos intentions de chercher...chicane à quiconque. (7 juillet 1994)


Températures[/g]

Ceux qui, chaque jour, prennent connaissance des températures diffusées par certains médias seront surpris, à juste titre, de constater que, très souvent, il fait plus froid à Bonifacio...que dans certaines localités de montagne !
Qu'il y ait du vent chez nous, cela ne fait aucun doute, que ce même vent soit à l'origine d'un déficit enregistré par rapport à Porto-Vecchio par exemple (situé au fond d'un golfe de la côte Est) est encore une réalité, mais que la température de la ville la plus méridionale de France apparaisse trop souvent comme la plus basse de toutes les régions de l'île prête à sourire, et même à rire.
De plus, il semblerait que les températures diffusées sous le sigle Bonifacio soient celles de l'aéroport de Figari-Sud-Corse, à 20 kms de la ville.
Remarquez qu'il en est de même pour Ajaccio (Campo dell'oro) ou Bastia (Poretta).
D'ailleurs, si nous avons bonne mémoire, les Ajacciens avaient souhaité que les températuires de la cité impériale soient enregistrées place de l'Hôtel de Ville (bien abritée) et non à l'aéroport.
Cela dit, même si parfois les Bonifaciens peuvent se sentir quelque peu "lésés", nous ne pensons pas cependant qu'ils iront faire une poussée de... fièvre pour une simple question de...température en baisse
! (1993)


Du pétrole dans les "Bouches" ?


Ah ! ces Bouches de Bonifacio, en aura-t-on parlé ces dernières années ! (...) On les aime et on les défend.
On les défend tellement qu'on leur a enlevé la vedette de la Gendarmerie et celle de surveillance des Douanes !
On ne veut plus qu'elles "avalent" ni les pétroliers, ni les navires de marchandises, en attendant sans doute les bateaux de plaisance et, plus tard, qui sait? ceux des pêcheurs professionnels sous prétexte que le bruit des moteurs empêcheront les goélands argentés ou ceux d'Audouin, les puffins cendrés, les lézards verts, les rats noirs des îlots de l'archipel de vivre en paix.
Il serait vraiment curieux de voir comment on réagirait si une compagnie pétrolière prenait subitement au sérieux une étude, effectuée par Jean-Louis Dulumba directeur du département géographie de l'Université de Sao-Paulo au Brésil, selon laquelle du pétrole aurait d'énormes chances d'être découvert...à Bonifacio sous des couches sédimentaires situées dans la mer face aux Falaises !
Gare aux plates-formes pétrolières !
On voit d'ici le tableau. D'un côté les défenseurs de l'emploi (car la présence de pétrole en créerait beaucoup) et, de l'autre, ceux de l'Environnement, lesquels (et c'est leur rôle) déploieront la même énergie (non pétrolière) à lutter contre une éventuelle exploitation de l'or noir que celle dont ils firent preuve pour tenter d'interdire le passage des "Bouches" aux pétroliers.
Oui, si d'aventure un tel projet devait se réaliser, imaginons un instant combien serait cruel le dilemme pour ceux qui, à tous les niveaux auraient à choisir entre la création de plusieurs centaines d'emplois et la tranquillité des oiseaux marins.
Pour sûr, cela ferait des vagues dans les eaux (claires) du détroit... (6 février 1994)


[/font
]Soyez reines !

Si on élit un peu partout, et à tout propos, des "reines de beauté", les moins...belles, pour ne pas dire les laides, n'avaient jamais jusqu'ici été honorées. C'est chose faite désormais. Non pas en Corse mais au Brésil où a été élue "Miss Laideur" face à 20 concurrentes pas du tout gâtées par la nature. La lauréate a reçu pour récompense ,non pas un beau chèque pour se refaire une beauté dans un institut spécialisé, mais une bicyclette... d'occasion. Sans freins et avec un pneu crevé !
Mais ce n'est pas tout : Cette victoire aura permis à l'heureuse élue, âgée de 26 ans, de trouver un mari qui en a, lui, 78 !
Cela dit beaucoup pensaient qu'en Corse la reine incontestée était la Vierge Marie (...) Incontestée ? Voir...Il n'est pour cela que de prendre connaissance dans la presse du nombre de reines et de miss qui prétendent la détrôner !
Et l'évêque de l'Eglise de Corse a beau faire appel à "la dignité de la femme et au respect du corps", nombreuses sont toujours les candidates prêtes à exhiber leur anatomie devant le public qui ne sait plus à quels saints (seins) se vouer et les yeux experts des jurys "qui les estiment comme du bétail en foire", dixit une de nos lectrices qui ajoute : "Et après on s'étonne que les femmes soient considérées comme des objets !"
Mais, comme l'écrivait Victor Hugo "Que c'est faible une reine et que c'est peu de chose ! "
N'empêche qu'il y a "Reine" et "reines".
Tous les catholiques vous le diront. Il y a Marie, Reine de la Corse "Reine du Ciel" dont le règne est universel et éternel, et les autres "reines" de pacotille, éphémères et fugitives.
Celles là ne brillent et ne vivent que l'espace...d'une nuit d'été. (21 août 1995)



"TOUT LE MONDE PEUT SE TROMPER ! "

L'affaire avait défrayé la chronique en 1987 de l'autre côté des "Bouches". A tel point qu'elle avait mobilisé les carabiniers et toute la presse italienne . Elle a même eu des retentissements ces derniers jours à Bonifacio. De quoi s'agit-il donc ?
Le 22 novembre 1987, un jeune coiffeur, Ottavio Pilo, âgé de 27 ans, originaire de Palau (Sardaigne) n'était plus revenu de sa partie de pêche. Près des rochers ,on avait retrouvé les cannes et les moulinets du jeune pêcheur. Les recherches entreprises furent vaines. On pensa même que le disparu était parti pour s'engager dans...la Légion étrangère.
Les mois passèrent. La mer ne rendait toujours pas le corps. Les parents du jeune homme continuaient à penser que leur fils était vivant quelque part en Sardaigne ou en Corse... Et puis voilà que sept mois après la disparition, des pêcheurs professionnels sardes ramènent dans leurs filets une montre qui appartenait à Ottavio Pilo.
A présent le doute n'était plus permis, Ottavio s'était noyé. Mais où était donc le corps ? Les parents auraient tellement voulu le retrouver afin de lui donner une sépulture et pour avoir enfin la certitude de sa mort.
C'est à ce moment là qu'entre en scène un curieux personnage. C'est un ermite qui vit à l'île Spargi, dans l'archipel de la Maddalena, un amas de rochers battu par les vents. Il se nomme Giovani Catogno et se dit "comte de Spargi". Il avait confié à un pêcheur que lui savait où était le corps d'Ottavio : "Ce sont les esprits qui m'ont indiqué l'endroit exact...".
Et de décrire avec une infinie précision la côte bonifacienne et plus particulièrement "une grotte noire" de la pointe de Saint Antoine, près de Pertusato. C'est là que le corps venu de Sardaigne avait été projeté, dans le "bucco nero" et n'en était plus ressorti.
le plus extraordinaire, dans cette affaire, est que tout le monde ait marché y compris les autoriités.
Famille, amis et le "comte de Spargi" s'en viennent donc à Bonifacio.La gendarmerie locale, prévenue par les carabiniers italiens prête main forte et on met même le canot de sauvetage à la disposition des chercheurs, plus des fonctionnaires et un hélicoptère !
On se porte sur les lieux indiqués par le visionnaire. L'ermite pénètre d'abord dans la grotte l'Orca". Il se jette à terre, les bras en croix, prononçant des paroles inintelligibles. Certaines d'entre elles sont cependant perçues par l'entourage :"Je le sens, le corps d'Ottavio est là ! ". Puis, se ravisant et voyant un trou (le fameux "bucco nero") dans la roche, il demande une lampe électrique: "J'en suis certain, à mille pour mille, il est là ! "
Mais, après plusieurs heures de recherches sur deux kilomètres de côtes et alors que les participants commençaient à douter et à rechigner, le "comte de Spargi" devait reconnaître que ses recherches étaient demeurées infructueuses.
Alors, face à l'assistance qui l'observait en silence, il déclara, les bras en croix : "Tout le monde peut se tromper ! ".
Et les esprits aussi.
Surtout lorsqu'ils ne sont pas aussi malins qu'on le pense.

François CANONICI (parution en juin 1988)

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 16:19

Modifié le mardi 21 juillet 2009 12:38

La vieille Dame de Bonifacio

La vieille Dame de Bonifacio

La Dame de Bonifacio

En 1972, le squelette d'une femme du Néolithique ancien fut découvert sous la grotte dite de l'Araguina, à l'entrée de la ville (Près Station Total face au camping Araguina) par les archéologues François de Lanfranchi et Michel Claude Weiss.
Cependant, il convient de souligner que déjà, en 1962, le directeur du collège de Bonifacio, le regretté Paul Rossi, s'était aperçu, à l'occasion de travaux de terrassement, qu'il existait des indices d'un habitat sous roche d'une certaine importance. C'est lui qui usa de son influence auprès des autorités municipales de l'époque afin que lesdits travaux soient arrêtés. Ce qui fut fait. Par la suite, le site fut systématiquement fouillé à partir de 1966.
Les couches stratigraphiques étaient dans un exceptionnel état de conservation. Les archéologues ont pu commencer des fouilles méthodiques qui ont permis une datation du squelette (6500 à 7000 avant Jésus-Christ) grâce, notamment aux analyses au Carbone 14.
Le squelette était recouvert d'une substance ocre jaune (rite mortuaire). Cette femme qui vivait avec son groupe familial sous cette grotte (autour d'un foyer central) est morte à 35 ans environ et mesurait 1m55 (c'était la taille moyenne à cette époque). Elle était handicapée (atteinte de la maladie de Scheuermann). Une de ses épaules (la droite), plus haute que l'autre, était atrophiée. Elle avait des problèmes au niveau des articulations qui avaient atteint le tibia, les orteils...
Elle était entièrement prise en charge par la communauté pour la nourriture notamment.
La nourriture consistait en poissons, coquillages divers, mais aussi en viande, (boeuf, mouton, chèvre) les occupants de la grotte chassaient aussi un petit rongeur (voisin du lapin) appelé Lagomys prolagus Corsicanus. Le groupe de la Dame de Bonifacio consommait aussi des fruits sauvages, des baies, mais connaissait peut-être un peu l'agriculture.
Il inhumait ses morts dans l'habitat lui-même.
Loin de vivre repliés peureusement sur eux-mêmes, ces hommes de la préhistoire pratiquaient le commerce et sortaient même de la Corse pour aller s'approvisionner en silex et en obsidienne, dont ils faisaient armes et outils.. Ils connaissaient la céramique qu'ils savaient graver et décorer finement avec des particularités qui permettent de parler de "style bonifacien".
On pense que cette communauté est venue de Sardaigne et qu'elle s'est ensuite installée sous la grotte de l'Araguina-Senola.
Il faut préciser que le squelette de la Dame de Bonifacio se trouve exposé au Musée de l'Alta Rocca à Levie. La ville de Bonifacio ne dispose que d'un simple moulage en plâtre dudit squelette.

Au Moyen-âge, on vivait encore sous la grotte d'Araguina!

On connaissait donc l'habitat de la Dame de Bonifacio (6500 avant Jésus-Christ) mais on était loin de se douter que des hommes de notre ère, appartenant à l'époque moderne, ont habité des grottes autour de Bonifacio et particulièrement celle de la désormais célèbre Araguina.
Il y a quelques années, dans "Archéologia Corsa", François de Lanfranchi et Michel Claude Weiss publiaient une information assez curieuse consacrée à l'habitat sous roche...au Moyen-âge.
En effet, d'après les recherches, il apparaît que les abris sous roche, comme celui de l'Araguina-Senura (entrée de la ville) étaient occupés en permanence ou temporairement à cette époque (milieu ou fin du XV° siècle). La céramique découverte (poterie indigène de fabrication locale associée à une luxueuse céramique d'importation) permet de l'affirmer.
L'abri sous roche évoque généralement un état primitif. Celui de l'Araguina, on le sait, fut fréquenté par des populations du VI° millénaire avant notre ère.
L'emploi de la céramique d'importation trouvée en cet endroit prouve que des gens évolués (ils utilisaient le meilleur équipement technologique de leur temps écrivent les auteurs), préféraient ou étaient contraints de vivre dans cette caverne alors qu'en cette période bien précise (du XIII° au XV° siècles), Bonifacio était une cité très importante et prospère. Sa fonction militaire, politique, religieuse et économique, lui conféraient une place de choix en Corse, sinon la première.
"Dès lors comment expliquer qu'aux portes de la ville évoluaient des groupes humains dans des habitats archaïques, groupes humains dont le stade d'évolution, à en juger par les récipients dégagés, semble avoir été le même que celui des gens de la cité" s'interrogent Lanfranchi et Weiss.

La réponse dans les statuts de la ville?

Nous allons tenter, en ce qui nous concerne, de donner une première explication plausible à cette anomalie de l'époque.
Peut-être faut-il chercher la réponse dans les statuts de la ville de Bonifacio. En effet, à cette époque, n'entrait pas qui voulait dans la cité où les étrangers étaient filtrés, surveillés, comptabilisés, même si quelques entorses au règlement ont été constatés (les Bonifaciens aisés, n'hésitaient pas à faire entrer des Corses pour les servir; on sait aussi que pour les fixer, ils leur trouvaient même des femmes ou des maris!).
On peut penser que les groupes humains qui vivaient sous la grotte de l'Araguina au Moyen-âge étaient tout simplement des Corses de l'intérieur, bergers ou autres qui parvenaient, grâce à des échanges, à tirer de leurs activités un substantiel revenu qui leur permettait en tout cas d'avoir le même équipement matériel que celui des citadins. Les autres, non commerçants, attendaient de pouvoir entrer dans la ville (car le nombre des étrangers était réglementé) pour pouvoir y trouver un emploi. Rien d'étonnant à cela quand on pense que Bonifacio était à cette époque une véritable métropole active et prospère, tranchant avec l'état assez misérable du reste de l'île (mis à part deux ou trois cités comme Ajaccio, Bastia et Calvi) et en particulier de la Corse de l'intérieur.


La reproduction partielle ou totale de cet article doit impérativement mentionner le nom de son auteur: François CANONICI[/font]

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 11:50

Modifié le vendredi 15 mai 2009 10:58

Julien Cardi, maire de Saïgon

Julien Cardi, maire de Saïgon
]Julien Cardi, ce Bonifacien maire de Saïgon


]font=Arial]La plupart des bonifaciens ignore qu'un de leurs concitoyens présida, après 1870, aux destinées de la ville de Saïgon, alors siège du gouvernement de la Cochinchine (aujourd'hui Hô Chi Minh-Ville, ville du sud du Viêt-nam, peuplée de 1 600 000 habitants).
En sa qualité de maire et de conseiller colonial, cet éminent bonifacien, médecin de son état, réforma la santé de la colonie française, élargit les routes, ouvrit de grands boulevards et décida de nombreuses plantations d'arbres capables d'assainir l'air. Il favorisa la création d'industries et de commerces, d'instituts de bienfaisance, d'écoles etc.
Il fut nommé Chevalier, puis Officier et enfin Commandeur de la Légion d'Honneur pour les grands services rendus en France dans le domaine de la Médecine.
Pour honorer une action si efficace, une des grandes artères de Saïgon avait été baptisée du nom d'Etienne Julien Cardi.
Etienne Julien Cardi naquit le 31 décembre 1838 à Bonifacio. Il était le fils de Jean Cardi et de Marie Dominique Tertian. Il avait trois frères dont il était l'aîné : Joseph, Pierre (médecin) et Jean-Baptiste.
Fils de pharmacien, évoluant dans un milieu médical, Julien était prédestiné à se dévouer pour les autres et à soulager ceux qui en avaient besoin. On sait que plus tard, il devint lui-même médecin.

A 16 ans, il aide les victimes du Choléra

En août et septembre 1854, alors qu'une terrible épidémie de choléra semait la mort et la désolation en ville (plus de 200 victimes), le jeune Julien, alors à peine âgé de 16 ans, se faisait remarquer auprès du bureau de santé (comme la jeune Augustine Scamaroni qui avait le même âge) par son courage et son abnégation en se rendant utile auprès des pauvres cholériques.
Après avoir fréquenté les écoles primaires à Bonifacio, Etienne allait faire de solides études au Lycée de Bastia "où l'on reconnut son talent et sa perspicace intelligence". Il aurait pu exceller dans le domaine des Lettres ou des Sciences mais il préféra choisir la médecine.
Il effectua son service militaire dans la Marine et entreprit de nombreux et longs voyages dans les régions de l'Asie et de l'Océanie.
Après avoir brillamment obtenu son diplôme de docteur en médecine à la Faculté de médecine de Montpellier, il participa à la première expédition de Chine en 1860. La chronique de l'époque parle d'un homme "qui contribua de la manière la plus énergique et la plus avisée à implanter, dans l'antique et séculaire civilisation de Confucius, la civilisation moderne représentée par le drapeau tricolore de la grande nation française...".
Dans les années 1870, quant la nation en péril était envahie par les Prussiens, il revint en France pour prêter ses bras dans les hôpitaux de Toulon : "Partout où il passa, il laissa la trace de l'amour de sa patrie, de son généreux concours, de son désintéressement et de son abnégation". Puis il retourna dans ses contrées lointaines qu'il avait appris à aimer et à respecter.
Ses éminentes qualités le désignèrent bientôt à la première magistrature de la grande cité de Saïgon. Dès lors, comme il est dit plus haut, il se lança dans de grandes et utiles réalisations, touchant tous les domaines : Santé, urbanisme, commerce etc. A tel point que, dans un discours, une personnalité devait souligner que "Etienne Cardi fait non seulement honneur à sa ville natale, Bonifacio, mais à la Corse entière".
Etienne Cardi s'était marié en premières noces à Saïgon avec Marie Estelle Céline Brunelotte qui avait déjà une fille Marie Stéphanie Georget "dite Cardi Marie Stéphanie Julienne". Car Etienne avait adopté cette enfant rapportant tout son amour et son dévouement sur elle comme si elle était sa propre fille et ce, d'autant plus qu'il allait demeurer veuf après le décès de Marie Estelle.
Plus tard, il allait se remarier avec Hélène Moesrsdorf, une rentière demeurant à Bonifacio.
Un jour, Etienne Cardi préféra retourner au pays. Il rentra à Bonifacio au sein de sa famille. Il n'avait que 48 ans. A l'abri du besoin, il se consacra alors exclusivement à ses champs de vignes et d'oliviers.
Hélas, sa vie bonifacienne qui avait si paisiblement commencé allait bientôt tourner à la tragédie.

Une histoire rocambolesque

Lorsqu'il revint à Bonifacio à la fin des années 1880, Marie Stéphanie était devenue une grande et belle jeune fille. Sa beauté, et sans doute aussi sa position sociale, avaient attiré l'attention d'un homme politique de Porto-Vecchio, d'excellente et honorable famille, lequel, très vite, manifesta l'idée de l'épouser. Toutes les parties étant d'accord, les fiançailles eurent lieu et l'on arrêta la date du mariage.
A partir de là, s'échafaude une histoire rocambolesque, comme il en existait tant en ce XIX ème siècle finissant. Nous n'entrerons pas dans tous les détails de cette affaire mais nous tenterons de résumer ses différentes péripéties. Bien que les noms des autres protagonistes aient été cités dans des ouvrages de l'époque, nous préférerons ne pas les dévoiler dans le cadre de cette chronique.
Dès l'annonce de cette future union, les choses se compliquèrent. Pour empêcher ce mariage, deux bandits les X.... voulurent enlever le père de la jeune fille, en l'occurrence Etienne Cardi, pendant que ce dernier se trouvait dans sa maison de campagne, du côté de Parmentili.
Voici comment les faits ont été rapportés.
Le 4 novembre 1886, à deux heures de l'après-midi, deux hommes dont le visage était noirci de suie, assaillirent Julien Cardi dans sa propriété et lui annoncèrent qu'ils allaient l'emmener en captivité (en otage dirait-on aujourd'hui) dans une grotte de leur connaissance. Pourquoi voulaient-ils l'emmener ? Il ne s'agissait pas d'en tirer une rançon comme beaucoup l'ont cru à l'époque. Selon les partisans des agresseurs (les X... de Porto-Vecchio) la vérité serait tout autre. Les bandits voulaient seulement obliger le père de la fiancée à rompre la promesse de mariage. Pourquoi ? Parce que, grâce à la fortune de la mariée, cette union aurait permis à leur adversaire politique de disposer d'assez d'argent pour remporter les élections et léser ainsi le candidat concurrent que les deux bandits soutenaient.
On raconte même qu'un moine, qui avait eu vent de ce projet d'enlèvement, avait préalablement averti le docteur Cardi du danger qu'il courait. Mais ce dernier n'y attacha aucune importance.

Cinq coups de stylet!

Devant les bandits, le dr Cardi eut une attitude courageuse et leur déclara qu'il n'avait aucunement l'intention de quitter sa maison de campagne. Les bandits se montrèrent alors plus menaçants. Comme il était doué d'une grande force musculaire, Cardi fit face à ses deux agresseurs. Il en saisit un et s'en fit un bouclier contre le second. Mais ce dernier parvint à le contourner et à lui porter cinq coups de stylet. Le croyant mort, les agresseurs abandonnèrent leur victime sur le sol et s'enfuirent, d'autant plus que surgissait le domestique du docteur.
Mais Julien Cardi vivait encore. En fait, il ne devait expirer que le 7 janvier 1887, après deux mois d'atroces souffrances, sans avoir consenti à fournir à la justice aucun détail sur l'attentat dont il avait été victime. Mais son domestique, qui avait surgi au moment de la bataille, déclenchant la fuite des bandits, en avait reconnu un. Cependant, pour des raisons que l'on s'explique mal (sans doute pour préserver sa fille) le docteur ne voulut pas le reconnaître. Mais ce X... devait succomber quelques jours plus tard, le 26 du même mois (novembre 1887), dans une embuscade que le lieutenant de gendarmerie de Bonifacio (qui fut ensuite menacé de mort) avait tendue sur la route de Porto-Vecchio avec trois de ses hommes. Les deux frères X..., agresseurs de Julien Cardi, étaient ensemble à ce moment-là : l'un d'eux, légèrement blessé au cou put s'échapper, mais l'autre fut tué.
D'autres péripéties se rattachent à cette affaire qui mériterait à elle seule un ouvrage. Nous n'en retiendrons que l'épilogue.
Après la mort de Julien Cardi dans les conditions que l'on sait, le mariage entre sa fille bien aimée, âgée de 21 ans (il n'avait que cet enfant), et son amoureux porto-vecchiais (36 ans) qui allait poursuivre ensuite une belle carrière politique, eut tout de même lieu quelques mois après, le 8 juin 1887. Et ce malgré les menaces qui, cela ne fait aucun doute, planaient encore.
Nous n'en voulons pour preuve que l'acte de mariage célébré à une heure pour le moins singulière dans l'appartement familial de la rue Doria: cinq heures du matin ! La raison invoquée par l'officier de l'Etat-civil était "la maladie de la mariée"; mais tout porte à croire que l'on préféra agir avec prudence afin d'éviter tout incident fâcheux.
Par la suite la belle dame Georget, dite Cardi Marie Stéphanie Julienne, retrouva sa santé. Progressivement, les choses s'apaisèrent. Le couple eut des enfants et poursuivit sa vie dans la sérénité.
Cela se passait il y a 120 ans...
Quant à Julien Cardi, ancien maire de Saigon, il repose dans la tombe familiale du cimetière Saint François, carré central, face au monument aux Morts de Crimée et de 1870.

La reproduction partielle ou totale de cet article doit impérativement mentionner le nom de son auteur: François CANONICI

# Posté le dimanche 20 janvier 2008 11:57

Modifié le mardi 06 octobre 2009 12:45